De la F1 en attendant l’Euro de judo pour la Montoise Sophie Berger

Sophie Berger (en bleu) entre en lice ce samedi.
Sophie Berger (en bleu) entre en lice ce samedi. - S.BA.

Confinée dans sa chambre d’hôtel dès son arrivée à Prague, elle a d’ailleurs suivi les performances des autres Belges devant l’écran de son ordinateur. « Même si je n’étais pas dans les tribunes, j’étais contente de les voir combattre car j’ai voyagé seule. Or, pour bien me préparer, j’aime bien être entourée et sentir une émulation collective. On forme une bonne délégation et c’est encourageant de voir les autres décrocher des médailles. »

Eliminée au premier tour du Grand Chelem de Hongrie, il y a un mois, Berger a pu se concentrer à fond sur la préparation du tournoi. « J’ai fini mon stage pour l’école et je me suis donc entraînée deux fois par jour : séances techniques le matin et combats le soir. » Faute d’oppositions disponibles, elle a parfois dû combattre avec des hommes comme partenaires. « Je n’ai pas le choix. C’est toujours plus amusant quand il y a beaucoup de judokates et qu’on peut varier. Mais cela s’est bien passé. J’ai pu me concentrer sur mes faiblesses et les détails. Ce sont eux qui font la différence ! »

En dernière minute

Au premier tour, elle rencontrera la Française Madeleine Malonga, deuxième mondiale. Elle ne le sait pas encore. C’est seulement en matinée qu’elle prendra connaissance du nom de son adversaire. «Comme le tirage a lieu trois jours avant la compétition, je pourrais vite savoir contre qui je vais combattre. Mais je préfère prendre le temps et l’apprendre à la dernière minute. » Outre le suivi par vidéo du reste de la délégation, Berger a trouvé une manière originale pour ne pas s’ennuyer dans sa chambre d’hôtel. « Je ne suis pas fan de cette discipline, mais j’ai regardé la série documentaire dédiée à la F1, sur Netflix. C’était intéressant de découvrir les coulisses et de voir la motivation qui anime les pilotes. Mais non, cela ne m’a toujours pas donné envie de regarder des Grands Prix ! (elle rit) »

Simon Barzyczak

Elle a un contrat de sportive: «Belle reconnaissance!»

En marge de l’Euro, Berger a reçu une bonne nouvelle : elle dispose désormais d’un contrat de sportive de haut niveau. « C’est une belle reconnaissance. Jusqu’à maintenant, quand on me demandait ce que je faisais dans la vie, je devais expliquer aux gens que j’étais sportive mais que ce n’était pas mon métier puisque je n’étais pas rémunérée. C’était une situation un peu compliquée. Je savais que la décision devait tomber durant cette période et je suis d’autant plus motivée pour ce samedi. »

En tant que sportive de haut niveau, Berger devra remplir des objectifs annuels pour que son contrat soit prolongé. « Oui, il y a certains critères, mais je ne les connais pas encore. Je dois seulement avoir une réunion avec les responsables pour recevoir toutes les informations. »

S.Ba.

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