Rugby: le Montois Viktor Pazgrat a perdu de la masse musculaire, mais pas la motivation

Le centre de 20 ans s’entraîne régulièrement sur le terrain du RC Frameries.
Le centre de 20 ans s’entraîne régulièrement sur le terrain du RC Frameries. - R.A.

Viktor Pazgrat fait partie des sélectionnés réguliers dans les équipes d’âge de la Belgique. Le Montois, formé au RC Frameries, avait participé au dernier stage au Portugal du groupe U20 des Diablotins Noirs ainsi qu’à leurs deux dernières rencontres face aux Pays-Bas et au Luxembourg. Il aurait voulu participer cette année aux championnats d’Europe mais l’épidémie du Covid a évidemment entraîné l’annulation de cette compétition.

Le jeune rugbyman de 20 ans attend désormais de reprendre les choses sérieuses avec son club français de Chambéry où il s’exprime chez les espoirs. « Le rugby professionnel aurait pu continuer en France, mais les clubs ont décidé d’arrêter leurs activités car ils n’obtenaient plus de subventions financières », détaille Viktor Pazgrat. « La date de reprise des matches est pour l’instant fixée au 10 janvier. Emmanuel Macron a donné son discours cette semaine et les responsables de la fédération française devaient discuter ce vendredi de la reprise des entraînements. »

L’interruption des entraînements ne doit plus durer

L’ancien joueur du RC Frameries a reçu le feu vert de ses dirigeants pour passer cette période creuse avec ses proches en Belgique. Il prend soin de suivre à la lettre le programme du préparateur physique de Chambéry. Viktor Pazgrat sent cela dit que l’interruption des entraînements ne doit plus durer. « Je m’entraîne tout seul presque tous les jours sur le site du RC Frameries. J’y reste deux heures où je travaille la technique avec deux ou trois ballons avant de me concentrer sur le cardio. Physiquement, je me sens mieux que d’habitude car il n’y a pas la fatigue des matches dans les jambes. J’ai par contre perdu deux ou trois kilos de masse musculaire. Je suis assez limité pour travailler la musculation car je n’ai pas de poids ou d’autres outils de ce genre à ma disposition. Et puis, j’ai besoin de toucher du ballon tous les jours à mon âge. Le manque d’automatisme sera important à la reprise. »

Transfert à Chambéry

Les difficultés liées au Covid n’entachent pas la motivation du rugbyman. Le Montois a démarré son aventure en France durant l’été 2017 en intégrant le noyau des U18 de Perpignan. Il y avait réussi une première saison convaincante. Il s’est finalement mis à la recherche douze mois plus tard d’un autre défi malgré sa volonté d’intégrer le noyau des espoirs des Méditerranéens. « Ma deuxième année là-bas s’est moins bien déroulée car j’ai moins joué suite à un changement de coach », explique l’espoir belge. « J’ai eu plusieurs offres mais j’ai choisi Chambéry car cette structure a pour politique d’accorder sa confiance aux jeunes. J’ai obtenu presque 100 % de temps de jeu la saison passée chez les espoirs. Notre équipe était d’ailleurs la seule invaincue au bout de quinze matches joués. Nous étions bien partis pour remporter le titre mais la crise sanitaire a stoppé notre lancée. La fédération a invité notre équipe à intégrer la Pro D2 des espoirs, mais mes dirigeants ont préféré rester au même échelon. »

Viktor Pazgrat et ses équipiers ont eu l’opportunité de disputer quelques matches avant l’arrivée de la deuxième vague du Covid. Le Montois, qui évolue au centre, a montré la même solidité même s’il a été moins décisif. « Plusieurs membres de l’équipe ont été recrutés ailleurs vu nos performances de la saison passée. Le manque d’automatismes ne nous a pas facilité la tâche lors du coup d’envoi du championnat. C’est donc compliqué de briller individuellement dans ces conditions. »

Grégory Lefrancq

Il s’est entraîné avec l’équipe A de Chambéry

Viktor Pazgrat a intégré une section rugby-études quand il a rejoint en 2017 le centre de formation de Perpignan. Il a entre-temps obtenu son bac. Pour l’instant, le Montois de 20 ans a pu revenir en Belgique sans se préoccuper de sa situation scolaire. « J’ai décidé de me consacrer une saison au rugby dès lors que je ne savais pas trop sur quoi m’orienter au sujet de mes études », souligne le joueur formé au RC Frameries. « Je vais m’y remettre dès l’année prochaine car il est obligatoire d’avoir quelque chose derrière, même si je parviens à percer dans le rugby. Les joueurs de Chambéry sont par exemple payés, mais leur salaire n’est pas suffisant pour en vivre. »

Jeu défensif à améliorer

Viktor Pazgrat a quitté en 2019 Perpignan dont l’équipe première évolue en Pro D2. Chambéry n’a peut-être pas le même prestige, mais évolue tout de même en Nationale, une sorte de Pro D3 créé cette année, où les meilleures formations de l’ancienne Fédérale 1 sont réunies. Le centre belge de 20 ans n’a pas encore eu le privilège de figurer sur une feuille de match à cet échelon. Il sait cependant ce qu’il doit améliorer afin d’y parvenir. « J’ai été invité durant la préparation estivale à participer à une dizaine d’entraînements avec l’équipe première. Le staff m’a notamment précisé que je devais progresser dans mon jeu défensif. Je dois attraper un déclic par rapport à mon sens du timing où j’ai tendance à reculer avant d’agir. » Viktor Pazgrat pourra régler ces détails lors de son retour à Chambéry.

G.L

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