Buvette sans permis à Honnelles: M.Lemiez et B.Paget entendus par la justice

B.Paget et M.Lemiez sont convoqués par la justice au sujet de la buvette du club de football.
B.Paget et M.Lemiez sont convoqués par la justice au sujet de la buvette du club de football. - E.G./N.E.

Le bourgmestre d’Honnelles Matthieu Lemiez et son prédécesseur Bernard Paget vont être entendus par la chambre du conseil de Mons dans l’affaire de la buvette sans permis au club de football de l’entité, rapportent nos collègues de la Dernière Heure. C’est ce 18 octobre que plusieurs élus et acteurs de cette affaire sont convoqués pour mettre au clair ce litige qui dure depuis plusieurs années dans l’entité d’Honnelles.

Une école de jeunes

L’affaire débute en 2017, lorsque le club de football d’Honnelles décide de construire une buvette. À l’époque, c’est donc Bernard Paget qui est le bourgmestre de l’entité. Il faut dire que le coach, Dimitri Denis, a repris en main l’affaire et investit autant de temps que d’argent dans ce petit club qui grandit à vue d’œil. « Je suis devenu coach il y a environ 5 ans. J’ai été appelé par la majorité précédente qui voulait créer une école de jeunes. J’étais d’accord, mais il fallait des installations adaptées car à l’époque c’était quasiment insalubre, sans eau chaude, sans carrelage dans la buvette… » se souvient-il.

Après une rencontre avec le service d’urbanisme, il explique qu’on lui donne l’accord pour effectuer des changements, mais en insistant sur le fait que la commune doit donner des autorisations. « Ça n’a jamais été fait », précise-t-il.

En justice

La buvette est finalement construite, sur un terrain privé, et sans permis d’urbanisme. « J’ai simplement mis des murs où c’était un container et repeint les murs. Un terrain nous a été cédé et on a retiré quelques arbres pour en faire un nouveau terrain de foot », décrit Dimitri Denis. Un container a été placé sur le parking du club et une cahute construite à l’entrée du stade, sur des terrains communaux. Des riverains s’étaient alors plaints et le SPW s’était rendu sur place pour dresser un p.-v.

La buvette a été construite sans permis d’urbanisme.
La buvette a été construite sans permis d’urbanisme. - N.E.

En 2019, alors que Matthieu Lemiez a succédé à Bernard Paget au poste de bourgmestre, on apprend que l’affaire est en justice, puisque les riverains sont passés à l’étape supérieure et ont porté plainte contre le club de football. Une enquête a donc été lancée afin de déterminer à qui revient la faute. Et celle-ci ne pourrait pas incomber qu’au club. La commune aurait également peut-être dû intervenir, d’autant que le container et la cahute ont pris place sur des terrains communaux. C’est pourquoi l’ex-bourgmestre Bernard Paget ainsi que l’ex-échevine de l’Urbanisme avaient été entendus par la police.

2 ans plus tard…

Deux ans après, la situation ne semble pas du tout débloquée, au contraire.

L’ex-maïeur Bernard Paget explique à la DH que les terrains appartenaient à la base à une conseillère communale de l’opposition, il y a environ 15 ans. La commune les avait rachetés et c’est finalement le club de football d’Honnelles qui occupe les lieux. Il précise encore à nos confrères qu’il a demandé au club plusieurs fois d’arrêter les travaux, en vain et pointe du doigt son successeur.

L’ancien bourgmestre Bernard Paget est également convoqué.
L’ancien bourgmestre Bernard Paget est également convoqué. - E.G.

Matthieu Lemiez, lui, rappelle que tout a été construit avant qu’il ne devienne bourgmestre. « La commune est concernée pour le container ainsi que pour la cahute vu que ce sont des terrains communaux… mais ça a été construit avant que je devienne maïeur, tous les travaux ont été effectués avant mon arrivée ! Le juge d’instruction voulait poursuivre la commune pour cela, mais ce n’est pas possible juridiquement donc c’est le bourgmestre qui s’y rend, et l’ancien aussi. Finalement, moi, je n’ai rien à voir avec tout cela… »

Matthieu Lemiez va aussi être entendu par la chambre du conseil.
Matthieu Lemiez va aussi être entendu par la chambre du conseil. - N.E.

Dimitri Denis espère que le conflit n’aura pas pour conséquence la fermeture du club. « On a bien évolué grâce à des installations correctes, de plus en plus de jeunes se sont inscrits. Le club compte aujourd’hui 200 membres. J’étais peut-être dans mes torts en construisant tout cela, mais c’était pour le bien des enfants. C’est bien triste d’en arriver là », conclut-il.

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