Les Régions devraient reprendre le tracing dans les écoles après la Toussaint

Bénédicte Linard.
Bénédicte Linard. - Belga Images

Dénonçant la surcharge de travail générée par ce tracing, le personnel des services de Promotion de la santé à l’école (PSE) affilié à la CNE a cessé depuis lundi d’assumer ces tâches, plaçant de nombreuses directions d’école dans de grandes difficultés, les contaminations étant par ailleurs reparties à la hausse.

Jeudi après-midi, Yves Hellendorff, secrétaire national CNE pour le non-marchand, s’est entretenu avec le cabinet de la ministre Linard. Celui-ci lui a confirmé la volonté de transférer au plus vite ces missions de tracing dans les écoles vers les Régions.

Ainsi, à Bruxelles, où les discussions sont bien avancées, c’est la Cocom qui reprendra ces tâches, vraisemblablement dès la fin du congé de Toussaint.

En Région wallonne, c’est l’AVIQ qui sera mise à contribution. Selon M. Hellendorff, les discussions sont toutefois ici moins avancées. L’ONE a par ailleurs reçu mandat de formaliser l’accord, ce qui pourrait prendre encore un peu de temps.

Interrogé jeudi soir, le cabinet Linard confirme que l’objectif est aussi de voir l’AVIQ assurer le tracing dans les écoles de Wallonie dès le lundi 8 novembre prochain.

Face à ces développements, la CNE a décidé de convoquer ses affiliés au sein des PSE lundi prochain pour une nouvelle assemblée générale.

« Il s’agira de réfléchir au maintien ou à l’éventuelle suspension de notre action », confie M. Hellendorff. Si une suspension est approuvée, le personnel CNE des services PSE pourrait alors reprendre le travail de tracing dans les écoles la semaine prochaine, mais certainement pas au-delà.

« Si le 8 novembre il n’y a pas de solution (avec les Régions) pour le tracing, ce ne sont plus les services PSE qui le feront », avertit d’emblée M. Hellendorff.

Voilà des mois déjà que les équipes PSE dénoncent la surcharge de travail générée par le tracing des cas Covid dans les écoles. Une mission qui monopolise depuis des mois entre 50 et 75 % de leur travail, et ce aux dépens de leurs autres missions.

« Ça fait des mois que nous disons qu’il y a un problème. Mais le politique n’a pas pris ses responsabilités. Je suis vraiment dépité de voir qu’il ait fallu en passer par là (une action des travailleurs, ndlr) pour faire bouger les choses », fustige le syndicaliste.

Notre sélection vidéo
Aussi en Belgique