La FWB resserre les délais de réussite dans l’enseignement supérieur

La FWB resserre les délais de réussite dans l’enseignement supérieur
Belga

Portée par la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), cette réforme du décret Paysage de 2013 entend réduire l’allongement constaté des études en fixant aux étudiants des délais resserrés pour réussir leur cursus.

« Trop d’étudiants passent actuellement un nombre élevé d’années dans l’enseignement supérieur sans obtenir un diplôme à la fin de leur parcours. L’absence de balises claires pénalise particulièrement les plus fragiles, pour qui il est plus difficile de financer un nombre d’années plus élevé dans l’enseignement supérieur », justifie Mme Glatigny.

Concrètement, tout étudiant disposera de cinq années maximum pour obtenir son diplôme de bachelier, avec deux années maximum pour réussir les 60 crédits du bloc 1. Les jurys d’examens au sein des établissements pourront toutefois décider de permettre à un étudiant de s’inscrire une troisième fois dans la même filière s’il réussit 60 crédits du bachelier et au moins 50 crédits du bloc 1 au terme de ces deux années.

Les crédits de bloc 1 restants devront toutefois impérativement être réussis au terme de sa troisième inscription. Par ailleurs, ces mêmes jurys pourront aussi décider de permettre à un étudiant qui aurait réussi moins de 30 crédits lors de sa première inscription mais au moins 50 crédits au terme de sa deuxième inscription de s’inscrire une troisième fois dans la même filière. Les crédits de Bloc 1 restants devront ici aussi impérativement être réussis au terme de sa troisième inscription.

En cas de réorientation d’études, les étudiants bénéficieront alors d’une année supplémentaire, ce qui portera leur total d’années pour réussir un bachelier à 6 ans.

Un étudiant qui se serait réorienté après deux années passées en bac 1 pourra, s’il réussit au moins 50 crédits au terme de sa 3e inscription, rester finançable. Il devra impérativement réussir les 10 crédits de bloc 1 restant lors de l’inscription suivante – suivant la logique de l’acquisition prioritaire des 60 premiers crédits.

Pour le master, l’étudiant disposera de maximum deux ans pour réussir 60 crédits, de maximum quatre ans pour réussir 120 crédits, et de maximum six ans pour réussir ses 180 crédits.

Ce resserrement des conditions de réussite sera accompagné d’aides à la réussite « renforcées et ciblées » vers les étudiants qui rencontrent des difficultés, afin de les guider vers la réussite et la diplomation.

Le budget annuel dédié aux aides à la réussite passera ainsi de 83 millions d’euros à 89 millions d’euros. Par ailleurs, les établissements devront, avant le début de chaque année académique, établir un plan stratégique d’aide à la réussite listant les activités de remédiation qu’ils mettent en place, et les moyens financiers qui y seront alloués. Une attention particulière devra être portée aux étudiants qui éprouvent des difficultés à réussir les 60 premiers crédits de leur bachelier.

Le projet de décret devrait être soumis dès le mois prochain à l’approbation du Parlement de la Fédération. L’objectif est de voir la réformée appliquée pour la prochaine année académique 2022-2023.

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