Les amateurs de Feignies-Aulnoye face aux stars du PSG en Coupe de France

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Pour cette rencontre, le club nordiste, 7e de sa poule de National 3, le cinquième échelon français, sait que ses chances sont évidemment minimes. Mais si beaucoup de joueurs sur le terrain vivront un match à part, le banc a une petite expérience de ces soirées de prestige.

En 2014, Ziecik et Antunès, alors à Croix, club amateur de la banlieue lilloise, avaient réussi à se hisser jusqu’en 16e de finale, sans pouvoir inquiéter le voisin du Losc (0-3).

La saison suivante, l’aventure s’était arrêtée en huitièmes, aux tirs au but, face à Concarneau (0-0, 4-1 t.a.b.). Sans son binôme, Antunès a également réussi deux autres parcours très honorables, achevés face à des équipes de Ligue 1 (défaites 4-1 contre Saint-Etienne en 32e en 2017, 3-0 contre Dijon en huitièmes en 2019).

La preuve d’un vrai savoir-faire pour un duo arrivé à Feignies-Aulnoye en octobre 2020. Nommé par un président, le chef d’entreprise Laurent Menissez, qui ne se mêle pas du sportif. » Je ne connais rien au foot, moi c’est surtout la partie gestion qui m’intéresse, comment on monte le projet «, avait reconnu dans La Voix des Sports le patron de l’entreprise éponyme, leader européen du pain précuit.

Motivation

C’est donc aux coaches de jouer : » Il faut réussir à motiver les joueurs, certaines formations y arrivent mieux que d « autres en Coupe », analyse auprès de l’AFP Krzysztof Ziecik, qui reconnaît un « discours particulier » avant ces matches à élimination directe.

Fonctionner en binôme n’a jamais posé de souci. Les deux hommes font le trajet ensemble jusqu’au centre d’entraînement et échangent des points de vue rarement éloignés.

« Chacun a ses idées mais, souvent, elles se couvrent. Quand on n’a pas la même vision, on essaie de trouver le juste milieu », explique le Polonais.

Sur le plan stratégique, l’ancien attaquant reste flou, préférant réserver d’éventuelles surprises à son prestigieux adversaire de dimanche. Son premier objectif sera déjà que les troupes jouent à fond, histoire de ne pas avoir de regrets.

« Même avec la meilleure tactique, c’est le PSG en face. Mais on a déjà de l’expérience avec Jean et, sur nos expériences passées, on s’est rendu compte que l’état d’esprit était très important », souligne Ziecik.

« Ce n’est pas qu’ils ne voulaient pas, mais plutôt qu’ils en voulaient trop. Il faut canaliser les joueurs, pour ne pas qu’ils veulent trop donner et ne soient qu’à 50 % », ajoute-t-il.

Une tâche pas si facile dans un contexte médiatique inhabituel pour un club né du regroupement des équipes d’Aulnoye-Aymeries et Feignies en 2016, et qui a échoué à fusionner avec Maubeuge cet été.

Une ambiance particulière et un adversaire de prestige qui mettent en valeur le travail de Krzysztof Ziecik et Jean Antunès et leur autorise le droit de rêver à l’exploit d’une carrière.

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