Le pont vénitien de Calatrava, architecte de la gare de Mons, jugé trop dangereux

Le pont Calatrava à Venise fait parler de lui.
Le pont Calatrava à Venise fait parler de lui. - AFP

C’est Luc Meunier, papa d’Opaline Meunier, qui partage l’article de AD Magazine sur les réseaux sociaux. « Santiago Calatrava, l’architecte de la gare de Mons, et ses déboires à Venise… 500.000 euros à charge de la ville italienne pour modifier la conception d’origine jugée dangereuse » commente le Montois.

Le pont avait déjà fait parler de lui il y a quelques années, dès sa création en fait. Nous en faisions écho dans un de nos articles datant de 2013. « La superstar mondiale de l’architecture -qui, faut-il le rappeler, est aussi l’architecte de la future gare de Mons- a créé pour Venise le pont de la Constitution (que tout le monde appelle… pont Calatrava). La passerelle futuriste enjambe le Grand Canal. Elle a donné lieu à des querelles esthétiques, inévitables. Mais pas seulement. Le projet a été critiqué aussi pour son coût… Et ses surcoûts. Commandé par la ville de Venise en 1999, le pont n’a été achevé qu’en 2008. » Voici ce qu’il était précisé déjà à l’époque.

Des dalles en pierre

Ici, le pont continue de faire parler de lui, à cause du verre utilisé. « L’architecte helvetico-espagnol Santiago Calatrava va remplacer le verre de la passerelle piétonnière par des panneaux de pierre pour mettre un terme aux nombreuses chutes de ses usagers » écrit Shivani Vora dans son article de AD Magazine qui précise que le coût des travaux va tourner autour des 500.000 euros.

Apparemment, de nombreuses chutes sont à déplorer parmi les passants qui utilisent le pont. Et c’est encore pire en période hivernale. « Le New York Times rapporte que d’autres villes ont rencontré des problèmes de dérapage similaires avec d’autres réalisations architecturales de Calatrava » précise encore la journaliste en charge du dossier. Dans un communiqué, l’architecte Calatrava a semble-t-il expliqué que le pavage en verre d’origine était constitué d’une surface supérieure antidérapante mais que l’usure, le vandalisme… ont conduit à la rupture de vitres. Calatrava souligne qu’elles auraient été remplacées par des vitres inadaptées.

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