Dans la roue de Philippe Gilbert: «Copenhague, où le vélo est roi»

Dans la roue de Philippe Gilbert: «Copenhague, où le vélo est roi»

Ses faubourgs, ses alentours aussi. Depuis quatre jours que je suis ici, je suis en admiration face à la manière dont la circulation a été mise en œuvre au profit des cyclistes. Tout est fait en priorité pour eux. Le dénivelé ressemble certes à celui des Pays-Bas, où beaucoup de grandes villes font la part belle à la bicyclette mais, ici, c’est encore plus gigantesque. Savoir qu’on peut aller au travail ou se promener tout simplement sans prendre le risque de transpirer, puisqu’il n’y a pas de côtes, c’est déjà bien.

Mais savoir surtout qu’on peut enfourcher le vélo en toute quiétude sans la crainte d’un accident avec un autre véhicule, c’est encore mieux ! Les pistes sont propres, larges, bien indiquées et protégées, car elles sont bien séparées de la chaussée réservée aux véhicules motorisés. Même en plein centre-ville, lorsque nous sommes allés à la présentation des équipes à vélo, on se sentait en parfaite sécurité. Chemin faisant, j’ai découvert ainsi que toutes les maisons munies d’une rampe d’escalier en amont des trottoirs étaient équipées d’une rampe métallique permettant de pousser son vélo pour le ranger à l’intérieur de son habitation sans se blesser ou se faire mal au dos.

Quand je disais que tout est pensé pour le vélo, je n’exagérais donc pas. On comprend mieux pourquoi cette ville s’est battue pour obtenir le Grand Départ, moyennant un investissement colossal, plus de dix ans après avoir accueilli les Mondiaux. On comprend surtout mieux pourquoi le cyclisme danois connaît une embellie exceptionnelle à l’échelon des professionnels, malgré une faible densité de population. Et ce n’est que le début, car une génération de jeunes hyper doués pointe le bout du nez…Tout s’explique toujours !

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